L'alcool et les jeunes: "pour faire la fête"

Dans notre société, l’alcool affiche son omniprésence. Son influence, voire son attrait sont perçus très tôt par les enfants. Selon l’enquête ESPAD 2003, l’expérimentation d’alcool est déjà très élevée chez les préadolescents : en effet, à l’âge de 12 ans, 70% des garçons et 63% des filles ont déjà consommé de l’alcool au cours de leur vie. L’expérimentation progresse ensuite lentement jusqu’à 16 ans et se stabilise autour de 90% pour les 2 sexes. A l’adolescence, selon les individus, sa consommation peut répondre au besoin d’identification, d’indépendance ou correspondre à l’une des conduites à risque adoptées à cet âge. Les jeunes en France et dans de nombreux pays d’Europe boivent de plus en plus et de plus en plus tôt.

Mais les modes de consommation ont changé !
Certains jeunes cherchent à boire le plus possible, le plus rapidement pour avoir un maximum d’effet. Ce phénomène est appellé “binge drinking” au Royaume-Uni (absorption maximale d’alcool en un minimum de temps) .

Généralement à 15 ans, on consomme de l'alcool pour l'ivresse, ils ne sont pas forcement alcoolique mais ils sont ALCOOLISES. D'où la différence entre alcoolisme et alcoolisation. Cependant ces jeunes favorisent un risque d'alcoolisme 20 ou 30 ans après si la personne ne va pas bien psycologiquement.

L'initiation à l'alcool se fait à 90% dans le cercle familial. Avant tout la famille, pas forcement l'école, doit lutter ou avertir les jeunes et on pourrait presque dire aujourd'hui les enfants, sur l'alcool.70% des jeunes déclarent consommer en famille à 13-14 ans. La consommation reste ainsi “encadrée” par des adultes. Cependant cela reste une mauvaise initiation.Plus on grandit, moins on consomme en famille et plus on consomme en-dehors de chez soi : chez des amis ou au café.

Chez les jeunes, c'est le goût ou l'occasion offerte de boire qui motivent la consommation de telle ou telle boisson et non le prix. Si on boit tous les week-end est-on alcoolique pour autant? - Oui, si on se rend compte qu'on ne pourrait pas se passer d'un week-end sans boire. Pour les étudiants, l’alcool est avant tout associé à la fête (citée par 75% d’entre eux) et à la convivialité (58%). Viennent ensuite la détente (34%) et le plaisir (37%). Les connotations négatives liées à l’alcool arrivent loin derrière : l’excès (23%), la dépendance (18%) et enfin la déprime (11%).

On peut aussi croire à tort qu'une chope de bière, c'est moins fort qu'un verre de vin. Or ils contiennent la même quantité d'alcool. La plupart des verres dans un bar contiennent 10g d'alcool quelque soit la boisson alcoolisée. C'est ce qu'on appelle la "dose bar".

Le problème des discothèques avec l'alcool c'est q'un verre de coca, donc boisson non alcoolisée, coûte plus cher qu'un verre d'alcool, 4€ environ, ce qui est vraiment une incitation à boire. De ce fait les jeunes vont plus facilement consommer de l'alcool et certaines personnes l'ignorent mais plus on boit plus on a envie de boire.

La grande distribution participe grandement à l'alcoolisation pourtant la vente d'alcool est interdite au moins de 18 ans. Malgrès les mesures annoncées par Roselyne Bachelot, ministre de la santé, en juillet 2005 qui sont:  l’interdiction de la vente d’alcool aux mineurs, l’interdiction de la vente au forfait et de l’offre à volonté de boissons alcooliques (open-bars/happy-hours) dans les discothèques et l’interdiction de la consommation d’alcool sur la voie publique à proximité des établissements scolaires. Les jeunes sont persuadés que cela ne changera pas la situation. En effet ces mesures sur l'alcool pourraient créer d’autres marchés parallèles se développeront pour s’en procurer.

Pendant les fêtes, une opération de sensibilisation contre l'alcool au volant est menée dans les boîtes de nuit. Chaque établissement dispose d'une centaine d'éthylotests, de tee-shirt, d'affiches, et les DJ diffusent plusieurs fois dans la soirée un message de prévention. Mais cette prévention n'est pas omniprésente. Alors faudrait-il interdire l'alcool dans les discothèques afin d'éviter les accidents dramatiques sur nos routes?! Cette question souleverait bien des protestations mais est-elle vraiment à banir?

 

 

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site